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Miroir… dis-moi qui est la plus belle ?

Je m'appelle Laura Calenberg. Je suis mannequin dans la maison de haute couture Christian Dior. Depuis toujours, je voulais être sur la couverture de tous les magazines de mode, gagner beaucoup d’argent et voyager à travers le monde. Et voilà que mon rêve est devenu réalité ! Au début, je ne pouvais pas y croire. Je n’avais jamais eu beaucoup d’argent, mais quand c’est arrivé, je n’avais plus à m’inquiéter ! J’avais une belle maison, je pouvais voyager et je profitais de la célébrité… que demander de plus ?!

Se focaliser sur l’apparence physique

Quelle est ton image de la beauté ? Que changerais-tu chez toi si tu en avais l’occasion ? Quand j’ai commencé ma carrière chez Christian Dior, à 19 ans, mon idée de la beauté était basée sur ce que les autres pensaient de moi. Si les personnes autour de moi m’engageaient comme mannequin, c’est que je devais être jolie. J’avais du succès, beaucoup de contrats, donc j’étais forcément belle ! C’était un mode de pensée dangereux, parce que je me voyais selon les autres et ce qu’ils pensaient de moi.

Une autre façon de savoir si j’étais belle, c’était en regardant mes collègues. Je travaillais avec certaines des plus belles femmes du monde, qui étaient dans les magazines les plus célèbres. Puisqu’elles étaient mes amies et mes collègues, je pensais que j’étais aussi belle qu’elles.

Une autre façon de me rassurer, c’était par les hommes que j’attirais. Comme il y avait beaucoup d’hommes beaux, intelligents, riches qui me draguaient, c’était que je devais être belle. J’avais beaucoup d’amis, les gens me reconnaissaient dans la rue, et plus mon succès augmentait, plus c’était facile d’être invitée à plein de soirées et d’aller où je voulais. Je me disais que je devais être belle, puisque j’avais tous ces amis et que j’allais à toutes ces soirées.

Je suis devenue égocentrique, égoïste, je ne m’intéressais qu’à moi et à ce que je voulais, je passais la plupart de mon temps à m’occuper de moi-même. Je n’avais que les mots « moi », « je » à la bouche. Tout ce qui me préoccupait, c’était de quoi j’avais l’air, comment étaient mes cheveux, mes habits, combien je pesais, si j’étais attirante…

A une époque, j’ai travaillé au Japon. Tous les jours, de nombreuses personnes étaient à mon service, elles faisaient tout pour moi : elles tenaient mon manteau, m’habillaient, nouaient mes lacets. Trois personnes faisaient le travail d’une seule. Tout ça me comblait, augmentait mon sentiment d’importance.

Les pièges de l’apparence physique

Je suis aussi devenue une 'accro' du travail. Je travaillais sept jours par semaine, parce que je n’avais aucune garantie : j’aurais pu tout perdre du jour au lendemain, mon charme pouvait disparaître à n’importe quel instant, donc il fallait que je saisisse chaque opportunité. Je travaillais en Allemagne pendant la journée, je prenais l’avion vers Paris le soir pour travailler, je revenais en Allemagne le matin. J’avais peur de tout perdre, je m’accrochais à ce que j’avais de toutes mes forces, j’acceptais n’importe quel travail.

Je travaillais tellement que j’ai fini par tomber malade. Je me suis évanouie un jour en plein milieu d’une séance photo et je me suis blessée au genou. J’étais clouée au lit pour la première fois de ma carrière et je ne supportais pas d’être incapable de travailler. Je n’en avais que pour deux semaines, mais j’ai du annuler quatorze défilés. J’étais anéantie.

Un jour, alors que j’étais au lit, incapable de travailler, j’ai commencé à réfléchir sur ma vie, à analyser mes valeurs, mes idées sur la beauté, qui j’étais devenue.

J’ai réalisé que ma vision de la beauté était imparfaite. L’image que j’avais de moi-même dépendait totalement de l’opinion des autres. Je savais que mon apparence finirait par changer. Malgré tout le mal que je me donnais pour que mes photos soient dans des magazines, elles étaient démodées en quelques mois. J’essayais de suivre, c’était épuisant.

J’ai aussi découvert que gagner autant d’argent si jeune, c’est super, mais la responsabilité de le gérer était écrasante. Je me demandais aussi ce qui attirait vraiment les gens en moi. Si mon physique changeait, si j’avais moins d’argent, si je faisais certaines choses différemment, est-ce que mon copain m’aimerait toujours ?

J’étais à l’apogée de ma carrière quand j’ai commencé à me poser toutes ces questions. Je me suis rendue compte à quel point tout était superficiel, et j’ai commencé à me sentir vide. Après avoir obtenu tout ce dont je rêvais, je n’étais pas comblée. Il manquait quelque chose. Le succès et l’argent ne suffisaient pas à combler ce vide que je ressentais en moi.

Que s’était-il passé ? Qu’étaient devenues mes priorités ? Pour qui, pour quoi, est-ce que je vivais ?

L’apparence physique - un manque d’assurance

Je me suis rendue compte que j’avais construit toute ma vie sur des choses qui n’étaient pas stables. Elle était basée sur ce que la société ou mon copain pensaient, sur l’argent que je gagnais, sur mon succès. Je construisais ma vie sur du sable.

Je me suis souvenue d'un événement qui m'avait marquée quand j’étais ado: un jour une amie m’avait invitée à un concert dans son église. Mais je n’y étais pas allée pour l’église, j’avais accepté parce que le groupe était composé de gars mignons, et qu’il y aurait beaucoup de jeunes à l’église : j’y allais pour me marrer. Je pensais que je n’avais pas besoin de Dieu dans ma vie.

Mais, pendant ce concert, en plus de la musique, j’ai entendu un message qui m’a touché. A la fin, les musiciens nous ont dit qu’ils avaient une bonne nouvelle à partager. Je me suis dit qu’ils allaient annoncer la sortie de leur premier album ou quelque chose comme ça. En fait, la nouvelle, c’était que Dieu nous aime.

Ils ont parlé de la relation que l’on peut avoir avec Dieu, par Jésus-Christ. Ils nous ont présenté comment Dieu nous aime d’un amour inconditionnel, que pour cette raison, Il a envoyé son Fils unique mourir sur la croix pour moi, pour mes péchés. C’était évident que je n’avais pas fait que des bonnes choses dans ma vie, que je n’étais certainement pas à la hauteur de ce que Dieu aurait aimé voir en moi. Mais les musiciens ont expliqué que je n’avais pas à mériter la faveur de Dieu. J’avais juste à recevoir le cadeau du pardon et de l'amour de Dieu pour moi.

Cette soirée, j’ai prié, demandant à Jésus de me pardonner et de me changer. Je lui ai dit que je voulais vivre pour Lui et Le servir. Je l’ai invité à venir dans ma vie et à commencer une relation avec moi.

Des années plus tard j’étais là, à Paris, je repensais à cette soirée, me demandant comment j’en étais arrivée là : ma vie n’avait plus de sens. Je me suis rendue compte que j’avais mis Dieu de côté et que je suivais ma propre voie. C’est pour ça que je me sentais si vide ! J’ai donc demandé pardon à Dieu d’avoir vécu pour moi, égoïstement, et d’avoir cherché à plaire aux autres autour. Je lui ai demandé de me changer et de me montrer ce qu’est la vraie beauté.

La première chose que Dieu m’a montrée, c’est le danger de la vanité. J’ai lutté avec ça pendant longtemps. Aux Etats-Unis, 20 milliards de dollars sont dépensés chaque année en maquillage, 300 millions en chirurgie plastique, 33 milliards en produits de régime. Ça montre bien le temps et l’argent dépensé pour notre apparence physique. La vanité n’est pas belle.

J’avais aussi l’habitude de me comparer aux autres femmes. La jalousie est un autre problème sur lequel j’ai dû travailler. J’ai dû apprendre à avoir confiance en qui je suis, comment Dieu m’a faite, en sachant qu’il m’aime peut importe de quoi j’ai l’air ou de ce que je fais. Le manque de confiance en soi n’est pas beau. Ça rend les amitiés difficiles. Tu demandes beaucoup de compliments pour te sentir bien.

Qu’est-ce que la vraie beauté ?

Ce n’est pas l’apparence, le physique. C’est ce qu’il y a à l'intérieur, dans notre cœur. C'est ce qui rayonne de notre caractère, de nos actions : la gratuité, l'altruisme et la sagesse de nos paroles et de nos actes. Nos qualités intérieures, voilà notre éclat véritable : l’humilité, l'amour, la générosité, la compétence donnée aux autres… « Ce qui fait le charme d'un homme, c'est sa bonté », dit la Bible (livre des Proverbes ch. 19 v. 22). Notre apparence ne dépend pas de nous : nous ne pouvons pas influencer notre développement physique. Nous devons accepter qui nous sommes, en y travaillant avec un quelqu'un de confiance si nous n'y arrivons pas. Mais notre caractère ne dépend que de nous, de notre volonté, car on ne naît pas gentil, bon, humble ; on le devient. Ce sont ces attitudes que les gens vont retenir longtemps après notre mort. Ce sont elles qui vont marquer et influencer les esprits. Ce sont elles qui sont éternelles : "La grâce est trompeuse et la beauté est vaine. La femme qui honore Dieu est celle qui sera louée." (livre des Proverbes ch. 31 v. 30).

En Dieu, j'ai également trouvé quelque chose de plus, que Lui seul peut donner : un sentiment profond, durable et réel d’être aimée comme je suis, acceptée avec tous mes défauts (extérieurs et intérieurs). J'ai été guérie par lui de mon insécurité et de mon égoïsme. Je puise mon estime de moi dans son amour. Et ça me donne la liberté et la force d’aimer et d’accepter les autres.

Qu'est-ce qui peut faire qu'on s'estime, si ce n'est ressentir profondément qu'on est aimé pour qui l'on est, indépendamment de son apparence, de son argent, du regard des autres ? Christ a changé ma vie et je ne regretterai jamais la décision que j’ai prise de le suivre. Il m’a donné la vraie beauté et l’estime de moi juste et bonne.

Pourquoi ne pas demander à Jésus de venir dans ta vie ? Il dit : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe, si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui. » (Apocalypse ch.3 v.20).

Tu peux recevoir Jésus maintenant, par la foi, grâce à la prière. Dieu connaît ton cœur, et pour Lui les mots comptent moins que ton cœur et ton attitude. Voici une prière qui ressemble à celle que j’ai priée, qui exprime peut être le désir de ton cœur :

Seigneur Jésus, j’ai besoin de toi. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. J’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Prends le contrôle de ma vie, fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Si cette prière exprime le désir de ton cœur, tu peux prier maintenant et Jésus entrera dans ta vie, comme Il l’a promis.

L.C.

Je viens de recevoir Jésus dans ma vie (voici quelques renseignements utiles)…

Je voudrais peut-être demander à Jésus d’entrer dans ma vie. Expliquez-moi cela plus en détail, s’il vous plait.

J'ai une question…

Photos : 1, 3 Michael Goldman ; 2 David Sacks

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